_ Carnet de ville #3 : Dole végétale

. Inspiration nature .

___ Je poursuis la collection  "Carnets de Villes” avec cette fois-ci une série consacrée à la cité de Dole. Pour rappel, “Carnets de Villes” est un recueil de visuels dédiés à la flânerie et l'esthétique urbaine. J’y explore des thématiques comme l'élévation, le contraste, le vide, le rythme,… le tout au plus près l'esprit de la ville.

. Quand vient la fin de l’été, se promener à Dole est toujours une excellente idée pour le prolonger. Côté minéral en ville, et côté nature, le long du canal. Les variations colorielles autour du vert dans cette partie de la cité jurassienne semblent infinies. Ici, c’est le monde végétal, les algues, le lichen, la mousse… 

. La lumière des 16h installe de belles ombres bleutées. Une vingtaine de degrés dans l’air. Nous marchons, nos pas sont lents, notre allure un peu désinvolte, attisés par la douceur du moment. 

. Les éclats de soleil agitent l’eau. Les allées d’arbres, les écluses rythment l’espace et invitent le regard à suivre la perspective. Voir les bateaux voguer vers une destination inconnue, les cyclistes repartent de bon pied. La vie dehors en septembre. 


_ Notes d’escapade * Le Temps

. 20 ans de photographie. Dole, y revenir quelques années après. Instants privilégiés et temps suspendu. L’air est en mouvement autour de moi, la chaleur bienveillante. Le bois, le cuir, le papier au bout de mes doigts. En l’espace d’une seconde, j’ai eu l’impression de remonter le temps d’une dizaine d’années, de revisiter un ancien chapitre. 

.. Là où parfois nous avons été amenés à faire des choix. 
.. Là où nous nous retrouvions alors à peser les avantages et les inconvénients, à analyser chaque option et à nous demander quelle serait la meilleure décision à prendre. 
.. Là où nous regardons derrière soi avec cette nostalgie absurde les portes que l’on a soi-même fermées, des wagons du train que nous ne prendrons plus, la vie que nous n’aurons pas eue. 
.. Là où nous n’avons pas choisi les périodes que nous avons dû traverser. 

Ce matin, la douceur de septembre fait lâcher prise, fait prendre le temps d’écrire sur cette page blanche de mon carnet. Ajouter une ligne, agencer et coller des cartes postales, griffonner un rêve. À tous nos éclats de vie. 


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